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Du plus important au moins important :
Mauvais Jeu : on ne s'amuse pas, problème dans les rêgles, matériel de mauvaise qualité...
Jeu Moyen : On s'amuse un peu mais trop de défauts en général pour avoir envie d'y jouer régulièrement.
Jeu Correct : On peut s'amuser à chaque partie mais il y a un problème soit dans les règles, l'ambiance ou le matériel.
Bon Jeu : On s'amuse à chaque partie. Les règles, l'ambiance et le matériel sont de bonne qualité mais il y a quelques défauts pour le rendre parfait.
Jeu Incontournable : On a envie d'y jouer très souvent ! Rien à redire sur les règles, l'ambiance et le matériel ! On en redemande !!!
Le village de Barrowsdale vit dans l’ombre menaçante, du donjon de
Grimhold. Les forces maléfiques s’y rassemblent, convoitant un artefact
de grand pouvoir, la terrible Thunderstone. Barrowsdale est assiégée, et seuls des héros audacieux peuvent la préserver d'un funeste destin. Vous
incarnez l’un de ces vaillants aventuriers : c’est à vous qu’il revient
de lever une milice courageuse. Il ne tient qu’à vous d’équiper vos
compagnons d’armes dévastatrices ou de leur octroyer l’usage de
sortilèges puissants, pour vaincre les monstres et finalement vous
emparer de la Thunderstone…
Thunderstone est
un jeu de cartes au design extraordinaire. Les illustrations sont d’une
rare beauté. Le graphisme, un peu sombre, plonge immédiatement le
joueur dans l’ambiance d’une équipée au fond d’un donjon peuplé de
monstres hideux. Le matériel est à la fois robuste et de qualité. La
boite propose des espaces de rangement très pratiques et des séparateurs
amovibles : l'idéal pour gagner du temps.
Thunderstone, le jeu de construction de paquet de cartes, édité par Edge,
renouvelle le genre. Contrairement à ses aînés (comme Magic The
Gathering, Pokemon, Yu-Gi-Oh), où presque tout se joue avant la partie…
justement lors de la construction du paquet, Thunderstone innove, en fixant le jeu de départ des joueurs (comme dans Dominion).
Si tout le monde joue avec le même jeu, en quoi Thunderstone peut-il
être qualifié de « jeu de construction de paquet de carte » ? En fait,
le paquet d'un joueur évolue, durant la partie, en conséquence de ses
actions ! A chaque tour, le joueur doit ainsi choisir entre :
visiter le village, se reposer, ou explorer le donjon. Lorsqu’on visite
le village, on peut acheter une carte parmi 16 possibles : héros, armes,
sources de lumière, sortilèges, ... le choix est vaste. Chacune
présente un intérêt : si les héros sont indispensables à une excursion
dans le donjon, les armes améliorent l'attaque d’un héros assez fort
pour s'en équiper. Opterez vous donc pour un guerrier musculeux, apte à
manier les armes les plus puissantes ? Ou engagerez-vous plutôt un
sorcier, capable d'illuminer les sombres dédales du donjon et de
délivrer des attaques magiques ? Les tacticiens apprécieront l'abondance
des choix offerts par le jeu. Vos héros profiteront également d’une
visite au village pour s'entraîner, en échange des points d’expérience
durement acquis dans le donjon. L’écuyer Thyrian évolue ainsi en
Chevalier, puis en Seigneur. Ses capacités : force, score d'attaque,
compétences... s'améliorent. La mécanique est efficace et rigolote, tout
en collant parfaitement au thème du jeu. La deuxième option, est de
"se reposer" : on peut alors "détruire" une carte de sa main. Celle-ci
est définitivement retirée du jeu. Cela permet de stabiliser son paquet,
en améliorant la qualité des cartes piochées.
La troisième
alternative est d’explorer le donjon. Celui-ci est représenté par trois
cartes de monstres, situés à trois niveaux différents dans le donjon.
Malheureusement, plus on s’enfonce dans le donjon de Grimhold, et plus
il fait sombre. Or, les héros sont handicapés lorsqu’ils se battent dans
les ténèbres. Ce concept est géré simplement : une "pénalité de
lumière" est infligée aux héros en fonction de la profondeur. Les héros
prévoyants veilleront donc à se munir de sources de lumière : torches,
lanternes, ou épées de flammes ! Car Thunderstone
dépoussière les poncifs du genre : vous vous servirez de vos Boules de
feu et autres épées enflammées, non seulement pour taper sur les
monstres, mais aussi pour vous éclairer. Thunderstone est rempli de
bonnes idées de ce genre.
Au pays de Thunderstone,
la chance influera souvent sur vos exploits, car on pioche vraiment
beaucoup de cartes. Cette caractéristique réconciliera les joueurs
occasionnels aux spécialistes des jeux de cartes. Certains testeurs ont
regretté le peu d'interactions entre les joueurs. D'un autre côté, nul
ne viendra contrer vos puissantes combos !
En résumé, Thunderstone est un très bon jeu, dont la mécanique ressemble un peu à Dominion. On retiendra comme points positifs sa finition très agréable, pour un petit prix (40 €). Thunderstone,
c’est surtout un thème fort et bien connu du grand public : le
médiéval-fantastique. Les concepteurs ont veillé à ce que nul ne manque à
l’appel : nains, prêtres, dragons et orques… même tache verte, bave
noire et vase gluante sont là, c'est dire si le casting est complet. La très grande profondeur du gameplay est soutenue par la bonne accessibilité des règles. Félicitons Edge pour en avoir publié une version clarifiée par rapport à l’édition américaine originale. On joue et on rejoue à Thunderstone sans
s’en lasser, du fait de sa grande modularité. En effet, seule une
petite fraction du matériel est utilisée à chaque partie. L’expérience
du jeu se renouvelle à chaque partie, ce qui entraîne une multiplicité
des stratégies viables. L’éditeur américain nous promet d'ailleurs
quelques extensions bourrées de nouveaux concepts. Nous en avons l’eau à
la bouche.
En conclusion, Thunderstone saura réunir
à la même table les joueurs occasionnels et les fondus de jeux de
cartes. Un must have, d'autant plus que, contrairement à ses
prédécesseurs, Thunderstone supporte aussi le jeu en solitaire !